Estampe : Différence entre versions

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Le mot estampe vient d'une racine germanique signifiant écraser, frapper, et que l'on retrouve dans l'allemand ''stampfen'' (frapper du pied) et l'italien de sens proche ''stampa'' (impression, tirage, presse, estampe). Une estampe est en principe un exemplaire imprimé (et au sens strict, passé sous une presse mécanique), mais dans le langage courant le mot gravure peut désigner l'image gravée, la matrice elle-même, la technique de production et les exemplaires multiples obtenus.
 
Le mot estampe vient d'une racine germanique signifiant écraser, frapper, et que l'on retrouve dans l'allemand ''stampfen'' (frapper du pied) et l'italien de sens proche ''stampa'' (impression, tirage, presse, estampe). Une estampe est en principe un exemplaire imprimé (et au sens strict, passé sous une presse mécanique), mais dans le langage courant le mot gravure peut désigner l'image gravée, la matrice elle-même, la technique de production et les exemplaires multiples obtenus.
 
  
 
== Histoire de la production d'images multiples ==
 
== Histoire de la production d'images multiples ==
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Grâce à des contacts et des échanges, l'Europe découvre l'impression au bloc de bois et les techniques de fabrication du papier peut-être dès 1300, mais il faut attendre la fin du XIVe et le début du XVe siècle pour que la conjugaison des industries du textile à motif, du papier et de la sculpture sur bois produise les premières images imprimées à l'identique en multiples exemplaires.
 
Grâce à des contacts et des échanges, l'Europe découvre l'impression au bloc de bois et les techniques de fabrication du papier peut-être dès 1300, mais il faut attendre la fin du XIVe et le début du XVe siècle pour que la conjugaison des industries du textile à motif, du papier et de la sculpture sur bois produise les premières images imprimées à l'identique en multiples exemplaires.
 
  
 
=== La xylographie en Europe ===
 
=== La xylographie en Europe ===
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Parallèlement à la xylographie se développe en Europe dans la 2e moitié du XVe siècle une gravure sur métal issue de l'artisanat des orfèvres.  
 
Parallèlement à la xylographie se développe en Europe dans la 2e moitié du XVe siècle une gravure sur métal issue de l'artisanat des orfèvres.  
 
  
 
== Les techniques de gravure et d'estampe ==
 
== Les techniques de gravure et d'estampe ==

Version actuelle datée du 3 février 2019 à 21:34

Une estampe est une image dessinée ou gravée dans une matrice puis transférée en négatif sur un support (papier ou plus rarement tissu), en de multiples exemplaires, par encrage puis pression manuelle ou mécanique contre la feuille.

La matrice gravée ou incisée peut être réalisée dans de nombreux matériaux : métal ou bois le plus souvent, plus récemment en linoléum ou plexiglas, voire en caoutchouc pour les tampons encreurs ou en chair de pomme de terre pour les activités scolaires de « patatogravure ». Il existe également des matrices non gravées, principalement en calcaire fin, sur lesquelles l'image est simplement dessinée.

Le mot estampe vient d'une racine germanique signifiant écraser, frapper, et que l'on retrouve dans l'allemand stampfen (frapper du pied) et l'italien de sens proche stampa (impression, tirage, presse, estampe). Une estampe est en principe un exemplaire imprimé (et au sens strict, passé sous une presse mécanique), mais dans le langage courant le mot gravure peut désigner l'image gravée, la matrice elle-même, la technique de production et les exemplaires multiples obtenus.

Histoire de la production d'images multiples

Les origines

L'impression à l'aide de blocs de bois gravés en relief et appliqués à la main sur un support est la plus ancienne méthode utilisée pour reproduire des motifs, des images et du texte. Originaire de Chine, elle est utilisée dès l'Antiquité pour imprimer des motifs sur textile, puis sous la dynastie Tang (618 - 907) pour produire sur papier des livres (dont le format passe du rouleau à la feuille) et des images, notamment les premières cartes à jouer.

Grâce à des contacts et des échanges, l'Europe découvre l'impression au bloc de bois et les techniques de fabrication du papier peut-être dès 1300, mais il faut attendre la fin du XIVe et le début du XVe siècle pour que la conjugaison des industries du textile à motif, du papier et de la sculpture sur bois produise les premières images imprimées à l'identique en multiples exemplaires.

La xylographie en Europe

Ces premières xylographies sont de qualité inégale, populaires ou artistiques, mais peu sont conservées et toutes sont anonymes jusqu'à la fin du XVe siècle. Elles sont imprimées avec une faible pression permettant des milliers d'épreuves, et sont souvent coloriées à la main à l'aquarelle.

Les œuvres artistiques sont réalisées par des peintres de bon niveau formés à la peinture -- murale, sur panneau ou sur manuscrit -- qui se sont peut-être contentés de peindre le bloc de bois ensuite taillé par un artisan. Les images populaires, d'un style plus crû et naïf, se développent au cours du XVe siècle au fur et à mesure que le papier devient largement disponible et moins cher. Réalisées par des artisans anonymes, elles sont pour beaucoup religieuses et votives (avec également des impressions sur bandages pour favoriser la guérison) mais on trouve également des cartes à jouer, des papiers dominotés pour orner des murs ou des meubles (dès le XIIIe siècle), des modèles à broder...

Les xylographies servent également à illustrer les livres imprimés, car les blocs de bois peuvent être inclus dans la forme parmi les caractères mobiles et imprimés en même temps. Certains propriétaires de livres collent également des estampes dans leurs ouvrages.

D'autre part, entre 1460 et la fin du siècle sont produits des livres entièrement xylographiques, petits fascicules illustrés dont les images et le texte sont gravés dans une seule matrice par page. Les premiers sont imprimés par simple pression manuelle, deux pages par feuille au recto seulement, les verso vierges étant collés ensemble pour former un fascicule. Après 1480 ils sont plutôt imprimés recto verso à la presse à bras. La plupart de ces livres xylographiques viennent des Pays-Bas et représentaient une alternative bien moins chère que les premiers incunables.

La gravure sur métal

Parallèlement à la xylographie se développe en Europe dans la 2e moitié du XVe siècle une gravure sur métal issue de l'artisanat des orfèvres.

Les techniques de gravure et d'estampe

La gravure en taille d'épargne

La xylographie

Le bois debout

La linogravure

La gravure en taille douce

La taille directe

Burin, pointe sèche, manière noire

Les procédés chimiques (eau-forte)

Eau-forte, aquatinte, vernis mou, manière de crayon, manière de lavis, photogravure

Les procédés à plat

Lithographie et sérigraphie


La diffusion de l'image par l'estampe